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À propos

Mission

Gérés par l’OSBL Boulv’Art Saint-Camille, LES CONCERTS DE LA CHAPELLE (LCDLC) visent à offrir en milieu rural des événements mettant en valeur la musique de concert à l’intention des mélomanes avisés tout autant que des personnes non initiées à ce genre. La programmation de cette série de concerts fait appel à des artistes de réputation internationale tout autant qu’à des artistes de la relève. LCDLC se soucient de maintenir un prix d’entrée abordable afin de permettre à un plus grand nombre d’avoir accès, à proximité, à un programme de musique de concert de haute qualité.

Répertoire

Sans être exclusive, la musique ancienne occupe une place de choix, particulièrement la musique baroque. Le concert du mois de septembre, éclairé uniquement à la chandelle, est consacré à l’œuvre de Jean-Sébastien Bach. Solo, duo, trio et quatuor sont les formations les plus couramment entendues tout au long de la saison.

Formule

Chaque concert se veut un véritable rendez-vous, une rencontre, Chacun d’eux est d’une durée de 75 minutes sans entracte. Tout au long du concert, les musiciennes et musiciens accompagnent leur prestation de commentaires. En guise de verre de l’amitié, un verre de moût de pomme et canneberge d’un producteur local est servi en fin de concert. Cette façon de clore ces rendez-vous est propice aux échanges informels entre le public et les artistes invités.

 

Lieux

Sauf le concert d’avril, tous nos rendez-vous musicaux ont lieu au 157, rue Miquelon de Saint-Camille J0A 1G0, soit dans l’ancienne église désormais  propriété de la municipalité rebaptisée Le Camillois. L’acoustique propice aux instruments non amplifiées et les diverses commodités que l’on retrouve sur place répondent à souhait aux exigences du public et des artistes.

 

 

 

Le concert du mois d’avril est quant à lui offert au Salon Jaune, dans une résidence privée, plus spécifiquement au 26,  Chemin Pinard de Saint-Camille, J0A 1G050 personnes peuvent aisément être accueillies à ce concert accordant une place d’honneur au piano. Cette fois, comme on peut s’en douter, la musique ancienne cède l’affiche aux répertoires romantique, classique et contemporain. Boissons chaudes et mignardises partagées à la fin de ces soirées intimes nous permettent d’échanger en toute convivialité avec les musiciens et musiciennes.

 

Équipe

  • Fondateur, directeur général et artistique : Jean-Pierre Harel
  • Assistance lors des concerts : Marie-Thé Girard et Jean Kirouac (et hôtes du concert d’avril), Marie-Ève Bisson, Johanne Bergeron et plus encore…
  • Webmestre et conseiller : Émilie Burelle et Hugo Chavarie
  • Crédits photos : Sylvain Laroche et Max-Pol Proulx

Conseil d’administration

  • Présidente : Christiane Bonneau
  • Vice-présidente : Mylène Lacroix
  • Trésorière : Maude Fréchette-Gagnon
  • Secrétaire : Marie-Ève Bisson
  • Administratrice : Édith Grégoire
  • Administrateur: Nicolas-Alexandre Marcotte
  • Directeur général et artistique : Jean-Pierre Harel

Calendrier

Les concerts d‘avril, juin et septembre ont lieu le samedi soir. Notez qu’un forfait souper-concert est  disponible pour ces deux derniers.

Les concerts de mai, juillet et août ont lieu le dimanche à 15 h.

En 2018, David Lytle à l’origine de La Journée des Cordes en confie l’organisation à Boulv’Art Saint-Camille. Il s’agit d’une activité de médiation exceptionnelle offrant d’une part à des cordistes professionnels ou non de constituer un orchestre d’un jour sous la direction d’un chef réputé et d’autre part, la possibiliét pour monsieur et madame-tout-le monde de participer à une chorale d’un jour. Le public, lui, peut assister à la répétition qui se déroule tout au long de l’après-midi et qui prend fin par un petit concert couronné par l’oeuvre chorale. Le tout, est entièrement gratuit.

Ce calendrier tient compte des différents événements annoncés sur le territoire de la MRC des Sources et des activités culturelles déjà en place au sein de Saint-Camille : village qui a fait de la culture un moteur de développement.

Clientèle

Mélomanes avisés et amateurs de belles rencontres musicales sont inscrits sur la  liste d’envoi de LCDLC qui compte actuellement plus de 400 abonnés. La fréquentation révèle qu’entre 60 et 70 % du public provient de l’extérieur de la MRC du Val des Sources.

Petite histoire

Dès ma première visite du sanctuaire patrimonial Saint-Antoine de Saint-Camille, l’idée d’y faire entendre de la musique de concert s’est imposée à moi. C’est ainsi que les activités de LCDLC débutent en 2009 sous la forme de deux premiers récitals; l’année suivante, ce nombre passe à quatre. Dès 2011, LCDLC offrent  6 récitals échelonnés d’avril à septembre. En 2012, à  la saison régulière, s’ajoute une activité exclusive au milieu scolaire que je souhaiterais récurrente chaque année paire. Depuis 2014, des activités hors saison se greffent à la programmation régulière. À compter de 2016, LCDLC optent à la faveur du centre LE CAMILLOIS, également situé au coeur du village, pour y présenter ses rendez-vous musicaux. Il s’agit de l’ancienne église désormais propriété de la municipalité. Espace plus vaste, excellente acoustique, fauteuils individuels, à l’écart des bruits de la circulation et l’apport de nouvelles commodités, toutes ces raisons justifient, entre autres, ce choix.

En 2016, nous avons donné naissance à l’Académie de musique ancienne de Saint-Camille (AMASC) avec la participatrion de l’ensemble Les Boréades à titre de coproducteur. L’AMASC a lieu à la mi-juin et s’adresse aux musiciens professionnels ou en voie de professionnalisation ainsi qu’à des amateurs de haut niveau. L’intérêt de cette formation est reconnue par l’ensemble des Conseils de la culture de tout le Québec et conséquemment bénéficie d’un soutien financier de la part de tous les centres d’Emploi Québec.

En 2017, après 9 ans d’activités, nous créons l’organisme à but non lucratif Boulv’Art Saint-Camille (BASC), dûment enregistré, qui ouvre la voie à un développement fulgurant. Désormais subventionné par le Conseil des Arts du Canada, Patrimoine Canadien, le Conseil des Arts et des lettres du Québec, la MRC des Sources et de la municipalité de Saint-Camille, selon des projets spécifiques ou sphères d’activités, Boulv’Art Saint-Camille a pu conforter ses assises.

En 2019, Les Ateliers Bellavance dotait BASC d’un positif, lors d’une entente de prêt à long terme. Quelques mois plus tard BASC établissait une entente similaire à la suite du prêt d’un clavecin issu de la prestigieuse collection de CANIMEX alors que parallèlement, nous terminions une importante campagne de levée de fonds nous ayant permis de commander un clavecin de concert du facteur Les Ateliers Bellavance selon les plans et devis de Mikaël Mietke. Au printemps 2021,  CANIMEX nous livrait un piano à queue Pramburger, instrument peu en lien avec le répertoire de la musique ancienne privilégié par Les Concerts de la Chapelle mais dont la présence nous permettra néanmoins de répondre à la réalisation d’autres activitrés musicales en dehors de ce créneau pointu de l’histoire de la musique.

Consultez la liste des artistes

Pourquoi Les Concerts de la Chapelle?

L’appellation LES CONCERTS DE LA CHAPELLE  (LCDLC) réfère aux ensembles musicaux dont plus d’une cour européenne s’est dotée aux XVIIe et  XVIIIe siècles à l’instar de celle de Versailles, soit au cours même de la période baroque de l’histoire de la musique dont LCDLC privilégient le répertoire.

Au départ, il faut se rappeler que chaque cour chrétienne disposait de sa propre chapelle en tant que lieu de culte réservé à la famille royale. Afin d’assurer la musique tant instrumentale que vocale qu’on y pratiquait, des musiciens professionnels étaient engagés tels William Byrd à Londres, François Couperin à Versailles, Jean-Sébastien Bach à Köthen, Joseph Haydn à Hanovre, etc.  Ceux-ci  devaient composer des œuvres  religieuses en fonction du calendrier liturgique et d’autres encore en fonction des événements directement reliés à la vie de la famille royale tels que les naissances, les couronnements, les mariages, les décès, les fêtes fastueuses. À ce travail de composition s’ajoutait celui de la direction des chantres et des instrumentistes ainsi que la formation des jeunes choristes alors désignés comme  enfants de chœur. Toutefois, au fil du temps, le terme « La Chapelle » en vint à désigner l’ensemble même des voix et des quelques instrumentistes au service du roi, du prince (laïc ou religieux) ou du noble qui les engageait. La Chapelle redorait l’éclat de la cour et jouissait d’autant plus d’un statut particulier. C’était précisément l’apogée de la période baroque.

Au XXe siècle, sans lien avec les autorités religieuses ou civiles, des ensembles prestigieux ont vu le jour et ont adopté cette appellation. Évoquons ainsi La Chapelle royale, fondée par Philippe Herreweghe en 1977, à Paris, et La Chapelle de Québec, fondée en 1985 par Bernard Labadie : deux ensembles qui accordent à la musique baroque une place sinon exclusive dans le cas de la Chapelle royale, du moins prépondérante en ce qui a trait à La Chapelle de Québec. Enfin, soulignons que dans ce même esprit l’ensemble vocal du programme de musique ancienne de l’Université McGill, créé il y a quelques années, porte le nom de CAPELLA ANTICA.

En somme, c’est par fidélité à l’histoire même de la musique  – qui nous révèle à quel point les grands musiciens,  du Moyen-âge jusqu’au XVIIIsiècle, ont presque tous été, un  jour, à l’emploi d’une chapelle soit au service d’une église, d’une cathédrale, d’un collège, d’un prince ou d’un monarque – que j’ai retenu ce nom. C’est au sein de ces mêmes groupes de chanteurs et de musiciens qu’ils ont été initiés à la musique. Qu’ils ont été formés. Qu’ils sont devenus compositeurs et à leur tour maître de chapelle, voire piliers de la musique religieuse tout autant que profane au sein de la bourgade, de la cité, du duché, du royaume où ils se trouvaient.

Sur un plan plus personnel, c’est aussi pour rendre hommage aux maîtres de chapelle de mon enfance que j’ai adopté l’appellation LES CONCERTS DE LA CHAPELLE. Ces maîtres qui m’ont révélé, inoculé, la beauté des œuvres des Arbeau, Palestrina, de Lassus, Charpentier et Bach de ce monde dont j’ignorais même les noms, l’époque, bien que j’avais quotidiennement rendez-vous avec eux sous la baguette de ces maîtres dévoués et passionnés  et avec lesquels, en un autre siècle, nous aurions formé « une chapelle ».